Se guérir en mangeant
Un homme demanda à un maître zen :
- Quelle est votre voie ?
Le maître répondit :
- Quand j’ai fait, je mange. Quand j’ai sommeil, je dors. Je ne mange jamais quand je n’ai pas faim et je ne me prive jamais quand j’ai faim. C’est cela ma voie.
- Mais, répondit le visiteur, c’est ce que nous faisons tous !
Le maître se mit à rire :
- Si vous faisiez cela, vous n’auriez pas eu besoin de venir me voir !
L’enseignement que délivre ce maître zen est, qu’il nous faut retourner à plus de simplicité.
Taire son mental, écouter son corps, se détendre...
Si ton corps te réclame à manger, nourris-le à bon escient. Ressens ce dont il a besoin en quantité et qualité. Ne lui donne ni plus ni moins que ce qu’il te demande.
Et aussi, quand ton corps te réclame du repos, arrête-toi de travailler. Détends-toi, relaxe-toi.
Jésus disait, il faut redevenir des petits enfants. C’est le même message.
Nous avons perdu notre spontanéité, notre simplicité.
Nous ne sommes plus à l’écoute de notre corps, mais seulement de nos désirs. Et ceux-ci sont les otages de nos sociétés de consommation.
Tout est mis en œuvre pour exacerber nos désirs afin de nous faire consommer toujours plus, et peu importe la qualité de ce que nous consommons. Tout le monde y gagne. Je veux dire par là, tous les acteurs économiques.
Il n’y a qu’un perdant, c’est vous. C’est chacun d’entre nous. Notre modèle sociétal est basé sur la consommation. La croissance économique et la consommation, qui vont de pair, sont les indices principaux pour mesurer la « bonne santé » de nos sociétés.
On dit même que plus on a le moral et plus on consomme !
Et quand la consommation baisse, c’est que le moral de la population est en berne.
D’après les critères de nos sociétés de consommation, notre moral se mesure à la quantité de ce que nous consommons.
C’est franchement pathétique…
On peut se demander légitimement si ce ne sont pas là des signes précurseurs d’une société décadente.
Pour ma part, je le crois.
La santé est avant tout un comportement basé sur la simplicité, le bon sens et l’écoute des besoins de notre corps.
Pour être en bonne santé physique et moral, nous devrions d’une façon générale, consommer modérément. En fait, on peut même dire que moins nous consommons et mieux nous nous portons. La consommation nous tourne vers l’extérieur. La consommation excessive est un signe d’appauvrissement intérieur.
Le bonheur ne se mesure définitivement pas à la quantité de ce que nous consommons.
Il n’y a qu’à voir la misère morale engendrée par nos sociétés de consommation pour s’en rendre compte. Le quantitatif est un leurre. Ce qui compte c’est le qualitatif. Et dès que l’on prend en compte le critère de qualité, la quantité diminue toujours.
Notre corps, comme notre mental, ont besoins pour se guérir de plus de qualité et moins de quantité.
Conseil pratique :
Une façon très simple de faire le distinguo entre nos désirs et nos besoins.
Lorsque vous aurez une envie prononcée de manger quelque chose, avant de le faire attendez quelques instants…
Puis, prenez quelques respirations lentes et profondes…
Ensuite, posez-vous la question : est-ce que cette nourriture est bonne pour moi (ou pour mon corps) ?
Tâchez d’être disponible et ouvert à toute forme de réponse.
Si vous procédez ainsi, vous obtiendrez la réponse.
Ainsi, vous saurez si ce désir est conforme en quantité et qualité au besoin que réclame votre corps.
Ensuite, quand vous mangerez la nourriture dont votre corps aura réclamée, faite-le de façon plus attentive. Essayez d’être vigilant(e) en mangeant. Soyez conscient(e) que vous vous nourrissez de la nourriture dont a besoin votre corps. Que ces aliments vous font du bien, vous guérissent, et que vous aussi, vous leur faite du bien. Lorsque nous mangeons en conscience, dans la paix et le recueillement, nous entrons en harmonie avec notre environnement. Nous percevons que nous participons au processus de la Vie.
Bon appétit :))