Des efforts pour mal respirer !

Ce que vous allez lire à propos de la respiration va vous sembler incroyable.
Et ce n’est pas une plaisanterie…
La respiration est la base de notre santé. Une mauvaise respiration engendre inévitablement des troubles de santé. En moyenne, un adulte respire plus de 20 000 fois par jour. Et pourtant, d’après un échantillonnage d’individus représentatifs, plus de 95 % des adultes respirent mal. Et plus de 50 % respirent très mal. Et le comble, c’est qu’aujourd’hui de plus en plus de personnes font des efforts permanents pour mal respirer ! De plus, nous respirons mal de plus en plus jeune. Pourtant, jusqu’alors il n’y a pas de prise de conscience collective de ce que l’on peut qualifier sans exagération, de problème de santé publique.
Depuis plus de quinze ans, je fais faire systématiquement un test de respiration à chaque personne que je reçois en consultation. Et je remarque que d’année en année, la situation empire.
Désormais, il est évident qu’une nette majorité d’individus a besoin d’une rééducation respiratoire.
Comment en sommes-nous arrivés à accorder si peu d’importance à un acte aussi vital pour notre santé ?
Sans doute parce que la respiration est avant tout une action physiologique réflexe, même s’il est possible de la contrôler. A moins de souffrir de graves problèmes d’apnée, nous ne nous arrêtons pas de respirer, même pendant notre sommeil. Aussi, nous ne nous préoccupons pas de notre respiration. La plupart d’entre nous a l’impression de respirer naturellement bien.
C’était le cas dans un passé lointain, mais cela ne l’est assurément plus aujourd’hui !
Mais pourquoi respirons-nous si mal ?
La sédentarité, l’anxiété, notre rythme de vie effréné et le stress, semblent expliquer en grande partie l’ampleur de ce phénomène. Mais aussi, même pour celles et ceux qui pratiquent une activité physique, on pense que naturellement on respire bien et qu’il n’est pas nécessaire d’apprendre à bien respirer.
Comment se caractérise une mauvaise respiration ?
Elle est courte, voire très courte. De plus, l’inspiration se fait dans la partie supérieure des poumons en remontant le diaphragme, ce qui a pour effet de comprimer nos poumons au lieu de pousser le diaphragme vers le bas afin de déployer nos poumons pour emmagasiner une plus grande quantité d’air. En fait, nous avons inversé le processus de la respiration et de ce fait, nous réduisons considérablement l’air que nous inspirons dans nos poumons.
Quelles sont les conséquences sur le plan de la santé ?
Elles sont multiples. Sans entrer dans tous les détails, disons qu’une mauvaise ventilation pulmonaire limite notre apport d’oxygène, qui est un élément essentiel pour notre équilibre physiologique. D’autre part, cette « respiration inversée » (remontée du muscle diaphragme lors de l’inspiration au lieu de le pousser vers le bas) créée une tension quasi permanente au niveau plexus solaire (3ème chakra) ce qui a pour conséquence de favoriser, ou maintenir, un état de tension si ce n’est de stress.
En résumé, une mauvaise respiration peut occasionner ou accentuer : la nervosité, les tensions, le stress, de nombreux troubles physiologiques liés à un manque d’oxygénation, des troubles de la respiration, de la digestion... et la liste n’est pas exhaustive !
Amédée